Tu déclares...

Publié le par Opale

Je t'ai lu, j'ai lu tes auditions de garde à vue, j'ai lu ton audition chez la juge d'Instruction.

J'ai lu et je suis là, abasourdie, anéantie, perdue encore une fois d'avoir approché ton discours pervers. Tu es fort, très fort pour me retourner le cerveau, tu n'étais même pas là et pourtant...

 

J'ai "de la chance" tu n'as pas l'occasion de me salir en affirmant que je voulais tout ça puisque tu joues la carte du je ne me souviens pas.

 

Mais le reste, le reste me rend folle, le reste me donne le sentiment de basculer encore une fois dans la 4ème dimension, dans ta 4ème dimension.

 

Je n'ai pas seulement lu, je me suis aussi retrouvée face à une juge d'Instruction qui connaît bien ce genre d'affaires mais qui est scotchée, abasourdie, qui ne comprend pas comment tu fonctionnes, qui n'a qu'une hâte c'est que tu passes en expertise psychiatrique.

Je me retrouve devant une juge et une avocate qui n'ont je cite "jamais vu ça" et je réalise jusqu'à en crever de douleur que ce fou dont elle parle, ce type que personne ne comprend, ce mec qui désarçonne des pros de ces affaires, j'ai vécu avec, j'ai été dans ses griffes pendant 16 années d'affilée.

 

Elles sont là et ne comprennent pas, ni pourquoi tu ne nies pas, ni pourquoi tu n'es pas allé"plus loin" que ce que je déclare dans les abus, aucun des abuseurs qu'elles ont vu n'avait ces "manières"

Tu dois jubiler à jouer au con, à jouer avec la limite, ma psy m'a dit que le pervers avec la limite, elle m'a dit que peut-être, même si elle ne peut rien affirmer, peut-être qu'on se retrouvait avec une personnalité psychotique.

 

Je suis là je les vois tous largués devant toi , et moi, je faisais comment petite fille de 9 ans, 10 ans, jusqu'à jeune adulte de 24 ans pour survivre dans ce tourbillon de folie ?

 

Tu déclares que tu ne te souviens pas, que tu ne comprends pas, tu te joues d'eux, ils m'ont dit au moins 3 fois que tu es extrêmement intelligent.

Tu me fais peur, ta folie me fait peur.

 

Au flic qui exaspéré de tes "je ne me souviens pas" te demande si tu as tué quelqu'un, tu réponds "j'en sais rien" 

Tu oses blaguer sur ce qui t'es reproché en disant "si j'ai caressé c 'est un bon début " puis en précisant que c'est une blague sur ce qui t'est reproché.

 

Tu ne te souviens de rien sauf une chose, que tu nies vigoureusement....Tu nies de toutes tes forces que je te portais le café dans ta chambre. Tu le maintiens aux flics et à la juge.

Pourtant tu mens, je te le portais si souvent ce putain de café, parfois 5 fois dans la matinée quand je n'en pouvais plus de m'ennuyer seule et que tu ne te levais pas avant midi au moins.

 

Et voilà comment je bascule, voilà comment sur un simple détail j'ai l'impression de devenir folle, voilà comment ce matin j'ai failli me rendre à l'hôpital pour appeler au secours, tout en ayant peur qu'on me colle en HP si je dis "je ne sais plus quelle est la réalité"

Ce sentiment de basculer, hier en fin d'après-midi, puis ce matin dès le réveil et encore là pendant que j'écris. J'ai peur, horriblement peur de devenir folle et de perdre pied avec la réalité.

 

Comment sait-on si j'ai dit la vérité ? pourquoi tu nies cet infime détail...

Pour me manipuler, pourtant je le sais on me l'explique mais ça suffit pas, j'ai le cerveau à l'envers et je panique encore plus à l'idée de devoir te revoir .

 

Qui es-tu ? Fou ? Psychotique ? Pervers ? Je ne sais pas mais je n'en peux plus de toi...

Je n'ai même plus la force d'expliquer tout ce que tu as déclaré, tout est tellement fou...

 

J'ai trop peur de devenir folle, et toi ça t'amuse tout ça, ça t'amuse ce jeu avec la justice, pendant que moi j'en crève à chaque étape qu'on me fait subir en ce moment.

 

Je te hais, demain serait une bonne date pour que tu meures, un beau cadeau que tu me ferais, le seul de toute ta vie.

 

Demain j'ai 34 ans, et tu as su gâcher 26 ans de ces 34 ans...je mets toutes mes forces dans l'avenir mais je n'en peux plus, ta folie m'épuise encore une fois, rien qu'en t'ayant lu, rien qu'en ayant entendu la juge me dire "monsieur nie que vous lui apportiez le café"

 

Demain j'ai 34 ans et je ne souhaite que ta mort, pour qu'enfin cesse toute cette procédure et que j'en termine avec le poison que tu as mis en moi.

 

Publié dans émotions en vrac...

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Ameclo 26/09/2012 08:14

Ce type est un grand malade. Il n'a plus rien d'humain. J'espère que l'expertise psy confirmera ce que ton avocate et la juge perçoivent déjà.
Je comprends cette peur d'être folle parce qu'il tente de gommer ce détail du café, "détail" qui a toute son importance.
Courage à toi, tiens bon dans ce parcours plein d'obstacles mais avec au bout j'espère une sanction pour ce fou, et une réparation morale pour toi.
Garde la foi en toi. Pour qu'enfin tout ça puisse être un jour derrière.
Et avec retard, je souhaite que cet anniversaire soit le dernier où tu souffres. Je te souhaite que tu reçoives en cadeau un bon pour de longues années de paix intérieure.

manoudanslaforet 21/09/2012 17:29

Allez je te souhaite un bon anniversaire, que cette année te permette d'enfin tourner la page, mais saches que mort ou pas l'essentiel est de l'effacer de ta vie... Tu es toi, une personne
entière... Bises

Hel 19/09/2012 22:51

Si il les laisse perplexes, prend cela comme un mérite de plus, celui d'avoir tenu face à tant de folie. Peut-être que justement, il nie cet unique détail dans un but déstabilisateur ? En insinuant
le doute, il tente peut-être de rendre tes propos moins crédibles, en espérant que le doute se voie lors des entretiens ?
Tu as survécu, et tu n'es plus une petite fille de neuf ans. Tes souvenirs sont tes souvenirs, pourquoi faire plus confiance à un malade qu'à ta propre mémoire ?

Il essaye sûrement (à réfléchir avec une psy, sans doute...) de t'atteindre en jouant sur ce lien mauvais qui vous unissait à l'époque, cette peur de l'"adulte". "Celui qui sait", "celui qui est le
plus fort", "celui dont on doit avoir peur".
Mais maintenant, il a face à lui une adulte. Une adulte entourée d'amis, de psys, d'avocats, de flics. Et le seul moyen qu'il a de s'en sortir, c'est de miser sur ce vieux lien. De te déstabiliser,
te faire redevenir l'enfant que tu étais pour mieux te contrôler.
Tiens bon, si les professionnels sentent qu'il n'est pas net, c'est déjà bon signe !

(Et je te souhaite, malgré tout ça, un superbe anniversaire, avec une heure et dix minutes d'avance...)